mardi, mai 29, 2007

mercredi 30 mai










Au cours du festival de Trentels, nous avions eu l’occasion de discuter avec René Sopa et de lui dire l’intérêt que nous portions à son travail. Il nous avait parlé d’un disque qu’il avait enregistré en 2006, « Hammondeon. L’été indien ». Nous le lui avions commandé. Il est arrivé ce matin par le courrier postal. Ces jours-ci, le facteur, c’est un peu le Père Noël…

Comme à chaque fois qu’un disque nous parvient par un envoi personnel, nous avons une émotion particulière à ouvrir l’enveloppe et à le découvrir. La présentation est de très bonne facture :

- « Hammondeon. L’été indien ». René Sopa, accordéon Fisitalia, Stefan Patry, orgue Hammond, François Morin, batterie, Jaco Largent, percussions. MuSt ReCorD / Djaz distribution, mai 2006. 49 :12.

La première impression est des plus agréables. Le son de l’orgue Hammond et celui de l’accordéon se combinent comme l’eau et le feu, le sucré et le salé, l’aquarelle et le dessin à la plume. La batterie et les percussions sont souvent très présentes, avec bonheur. Je pense en particulier à « L’été indien » ou à "Solitude"… D’emblée, plusieurs morceaux nous accrochent : « Raymonde 007 », « L’été indien », « For Astor », « Solitude », « Nuit parisienne », « Julie », « Toulouse ».

Bien entendu, le cd tourne en boucle… Je me dis, au fil des morceaux, qu’il y a bien un « son Sopa », immédiatement identifiable. Plutôt que d’essayer de le définir en tant que tel, je préfère le situer par rapport à d’autres « sons » qui me paraissent aussi caractéristiques et, sans souci d’exhaustivité, je pense à Mille, à Beier, à Berthoumieux, à Schlick, à Loeffler ou encore à… Jo Basile… sans compter Galliano.

J’aime beaucoup retrouver dans cet album des standards comme « L’été indien » ou « Toulouse » ; je suis content de retrouver aussi « Nuit parisienne ». Comme je suis en terrain connu, je suis entièrement disponible pour apprécier l’interprétation. D’autre part, « Julie », que je ne connaissais pas, à l’instar de « Lucie » dans d’autres disques, évoque pour moi des compositions de Galliano.

Ce ne sont que des impressions premières, mais d’ores et déjà je sais que j’aime l’autorité de René Sopa, sa manière d’imposer sa présence et je dirais la concision de son discours, j’aime aussi le ton de ce disque, faussement « facile », comme si ça coulait de source, mais aussi son humour (« Raymonde 007 »), ses échos de jazz des Caraïbes (« Calypsong ») ou de jazz tout court (« Toulouse ») et parfois ses airs de ballade.

En cet instant, j'écoute "For Astor"... titre 4 de l'album ; ça n'est jamais que la cinquième fois !

Je sais déjà qu’en raison de la présence de l’orgue Hammond, "Hammondeon" va figurer dans ma discothèque près du « Face to face », d’Eddy Louiss et Richard Galliano, et du « Djangovision » de Romane.