vendredi, janvier 19, 2007

dimanche 21 janvier


… mon médecin, que je suis allé consulter hier, est un généraliste. Il ne s’occupe pas de psychologie, mais tout de même je trouve que les autoportraits que j’ai tirés en attendant mon tour évoluent de manière bizarre. Je les avais laissées sur le disque dur de mon ordinateur et voilà que je les retrouve imprégnés d’imaginaire d’accordéon, comme dans un rêve. A moins que mon fidèle Nokia ne capte aussi des images de mon inconscient, à mon insu.

… hier soir, Françoise et moi, nous sommes allés à l’espace culturel de l’hypermarché pour acheter quelques cartes pour répondre à des courriers de vœux. Evidemment, il n’est pas question de quitter cet espace sans jeter un coup d’œil du côté des polars pour Françoise et du côté des disques pour moi. La période ne me parait pas très riche en accordéon, ni en bandonéon, du moins dans mes domaines de prédilection. Un disque cependant attire mon attention, un disque que j’avais repéré il y a longtemps, mais qui avait disparu des rayons :

- « Romancero Gitano », Lorca – Pradal, EMI – Virgin, 2004.

Ce disque est la mise en musique des poèmes de Federico Garcia Lorca par Vicente Pradal. On est dans l’univers de l’Andalousie et du flamenco. Six chanteurs, dont deux danseurs ; cinq instrumentistes : deux guitares, des percussions outre les palmas des chanteurs, un violoncelle et… l’accordéon de Jean-Luc Amestoy. Il faut s’appeler Varis ou Amestoy pour s’aventurer sur un tel terrain. En écoutant ce disque, dont la passion évoque pour moi, dans un autre registre, le monde du tango, un monde en noir et rouge, en écoutant ce disque je ne peux m’empêcher de « voir » la longue silhouette d’Amestoy. Je suis plein d’admiration pour la façon dont il trouve sa place dans ces poèmes. Son toucher est toujours aussi fin et son phrasé inscrit sa présence de manière paradoxalement discrète et indispensable. Son dialogue avec le violoncelle dans le titre 3, « La monja gitana » m’a paru tout en nuances et très émouvant. Il intervient sur dix des douze titres. Jean-Luc Amestoy : l'accordéon flamenco !
"Serafines y gitanos
tocaban accordeones"
Muerto de Amor (titre 6)