dimanche, septembre 30, 2007

mardi 2 octobre

Le nouveau « Accordéon et accordéonistes » est arrivé. Numéro 68, octobre 2007. En couverture et en « Tête d’affiche », Jean-Marc Torchy. Un édito qui rappelle que, contrairement à sa mort annoncée, l’accordéon se porte bien et qu’il est bien vivant, notamment dans le monde de la danse, qui ne cesse de se développer et de s'étendre.


Plusieurs « portraits » de Denis Tuvéri, de Guy Aeschliman, et d’autres. Des « entretiens », dont un avec Philippe de Ezcurra. En sous-titre de celui-ci, « Jazz basque », ce qui sans être inexact me parait réducteur eu égard à la prestation qu’il a faite au concert des accordéonistes « Daqui ». L’article est intéressant quant aux influences et à l’environnement musical de Philippe de Ezcurra, qui parle de son album, « Avril », en trio avec Benat Achary (chant) et Ramon Lopez (batterie et percussions), de son goût pour le bandonéon et de son intérêt pour les instruments. Il parle de son Pigini, qui vient de remplacer son Jupiter, et qui était en effet rutilant et beau comme un camion lors du concert de Gironde-sur-Dropt.


Les « chroniques » se distribuent entre les rubriques « rock », « chanson », « musiques du monde », « swing », « classique », « folklore » et « musette ». Mon attention a été retenue par « A Devla, Viorica & Ionitsa / Clejani Express» et par « Transilvania Express, Orkestina » en « Musiques du monde » ; par « Accordéon Fantasy, Emilio Cervetto » et « Miserere, Friedrich Lips » en « Classique ». Ecole italienne, d’une part, russe, d’autre part.


Parmi les portraits et les entretiens, beaucoup de noms que je ne connaissais pas. J’espère, à travers les articles, faire quelques heureuses découvertes, repérer quelques indices me donnant envie d’écouter tel ou tel de ces accordéonistes. A suivre donc…

samedi, septembre 29, 2007

lundi 1er octobre - un certain regard


















Au moment de « boucler » le concert du 22 septembre à Gironde-sur-Dropt, j’ai voulu essayer de retenir une seule photographie de chacun des quatre accordéonistes. Il ne s’agissait pas pour moi de trouver l’image regroupant toutes leurs caractéristiques propres, mais plus simplement d’en garder une, une seule, que l’on pourrait qualifier d’emblématique de leurs comportements.


Le choix a été difficile évidemment. Je me rends compte qu’après beaucoup d’hésitations, les quatre photographies élues les représentent les yeux clos. Cette clôture, si j’ose dire, est tout le contraire d’une fermeture. C’est l’expression d’une concentration tellement intense qu’elle prend la forme d’une sorte de cristallisation extrême. Densité maximale. Quelque chose comme l’expérience d’une limite. Mais c’est au moment même où l’artiste se retrouve seul dans son monde qu’il nous fait sentir, à fleur de peau, quelque chose de son expérience propre. Une sorte de singularité universelle. Paradoxe de l’expression artistique : plus l’expérience est personnelle, plus son authenticité nous émeut directement, sans phrases ni discours. Intuition immédiate. On sent que quelque chose a lieu, ici et maintenant. Un instant définitif.


Derniers mots... Ce concert réunissait pour la première fois les quatre accordéonistes « Daqui ». Est-ce qu’il y aura une autre fois ? Ce n’est pas certain. De toute évidence, cette rencontre n’avait pas fait l’objet d’une préparation poussée à l’extrême. On est loin de la perfection, par exemple, de « Motion Trio », voire du travail de répétition du trio Amestoy, Dulieux, Suarez, mais justement on a eu le sentiment de participer à une éclosion, à une première rencontre et en cela à quelque chose d’unique. Ce sentiment que cette situation ne se reproduira pas participe évidemment au plus au point au plaisir pris à ce concert.


















jeudi, septembre 27, 2007

dimanche 30 septembre - photonotes interactions

Ces sept photonotes ont été prises avec mon mobile Nokia, alors que les portraits des quatre accordéonistes ont été faits par Françoise avec son numérique. La différence saute aux yeux, même les moins avertis. Ces photographies donc sont brutes de décoffrage et de qualité technique médiocre, mais elles ont pour visée de saisir quelque chose des interactions entre Lacaille, Macias, Amestoy et De Ezcurra. Il s'agit moins de fixer leurs postures, leurs comportements ou leurs attitudes personnels que de percevoir ces vibrations qu'ils tissaient entre eux. On est dans l'ordre de l'éphémère, du quasi insaisissable, et en même temps de l'essentiel puisqu'il s'agit de la trame du concert, de ce concert.










































samedi 29 septembre - 7 photonotes ph. de ezcurra

Sans commentaire ajouté, sept photonotes pour esquisser un portrait de Philippe De Ezcurra, le 22 septembre, à Gironde-sur-Dropt, entre 21 heures et 24 heures.


































vendredi 28 septembre - 7 photonotes j.-l. amestoy

Sans commentaire ajouté, sept photonotes pour esquisser un portrait de Jean-Luc Amestoy, le 22 septembre, à Gironde-sur-Dropt, entre 21 heures et 24 heures.



































mercredi, septembre 26, 2007

jeudi 27 septembre - 7 photonotes michel macias

Sans commentaire ajouté, sept photonotes pour esquisser un portrait de Michel Macias, le 22 septembre, à Gironde-sur-Dropt, entre 21 heures et 24 heures.


































mercredi 26 septembre - 7 photonotes rené lacaille

Sans commentaire ajouté, sept photonotes pour esquisser un portrait de René Lacaille, le 22 septembre, à Gironde-sur-Dropt, entre 21 heures et 24 heures...



























mardi, septembre 25, 2007

mardi 25 septembre - photonotes chrono

"Les 3 cèdres" est un hôtel familial sur la route de Bordeaux, à l'entrée de Gironde-sur-Dropt en venant de la Réole. Le fils se définit comme un agitateur de saveurs. Les petits déjeuners, dans la véranda, sont copieux et agréables. Le choix de thés est raffiné et les théières en terre cuite.
La chambre avec son édredon à l'ancienne garni de plumes.

Le coq de la maison. On aurait pu photographier les poules, le chien, le chat...


Noël Bordessoulles, qui a fait danser des générations de villageois, des jeunes et des vieux, puis surtout des vieux, puis à nouveau des jeunes. Combien a-t-il fait de bals ? Impossible à dire. Il a vu les temps et les moeurs changer, mais lui a toujours joué de l'accordéon, sans se soucier des modes. C'est en quelque sorte un patrimoine vivant.



Noël Bordessoulles enchaine quelques uns de ses standards sous le regard bienveillant de Patrick Lavaud et des quatre mousquetaires de l'accordéon... à moins qu'il ne s'agisse des Dalton. Leur attention est émouvante. Le mot accompagner prend ici tout son sens. En acte et pas seulement en intentions ou en discours.




Je n'ai pu photographier les quatre sur une seule vue. Manque de recul, manque d'un grand angle. Deux photographies permettent cependant de se représenter la disposition et les postures des quatre accordéonistes au cours du concert. Je reviendrai dès demain sur leurs attitudes personnelles. Avec Françoise, nous avons commencé à chercher les images qui fonctionnent pour ainsi dire comme leurs signatures.












Les quais de Bordeaux. Hangar 15. Une vue magnifique sur la courbe de la Garonne. Bordeaux, port de la lune. Un soleil franc mais doux. Six huitres pour commencer le déjeuner.







Pour continuer... léger : bouquet, saumon fumé, émincés de rougets en brandade, piperade. Un pichet de blanc sec de l'Entre-deux-mers et, bien entendu, deux cafés, bien serrés, pour finir.








lundi, septembre 24, 2007

lundi 24 septembre - les mousquetaires daqui




J’avais mijoté dans ma tête le projet de trier, de classer et de commenter quelques unes des photographies que nous avions prises au concert « Daqui » de Gironde-sur-Dropt. Le projet demeure mais sa réalisation est un peu différée car Nadja et Sébastien ont besoin, pour raisons professionnelles, que nous allions jouer les rôles de Papou et Mamou à Toulouse auprès de Charlotte et Camille.

Pour l’instant, je me contente donc de ces trois photographies : l’affichette annonçant le concert, Noël Bordessoulles et son sextet improvisé d’accordéons, enfin les mousquetaires Daqui saluant à l’issue du concert.

Dès que je pourrai mener à bien mon projet, je mettrai en forme deux séries de photographies, que je qualifie volontiers de phototraces ou de photonotes. Il s’agit bien en effet de garder traces par la photographie de moments intenses mais fugitifs, fugaces, éphémères, comme on aurait pu le faire avec des croquis ou des mots tracés sur un carnet :

- des photonotes dans l’ordre chronologique du concert et de son environnement : l’hôtel des trois cèdres, le film sur Noël Bordessoulles et la surprise qui l’accompagnait, les moments du concert, le retour par Bordeaux…
- des photonotes correspondant à des portraits des quatre accordéonistes, photographies destinées à fixer une attitude, un comportement, une posture caractéristique comme une signature. Photographies dont on se dit en les voyant : « Ah ! oui, c’est ça, c’est bien lui !». Photographies phénoménologiques si j’ose dire. Par exemple : Amestoy de profil, tourné vers le milieu de la scène, vers ses collègues, les yeux clos, caché derrière son Accordiola ; Lacaille, la casquette sur la tête, face au public, éclatant, lui et son Cavagnolo en mille couleurs ; Macias, sombre, tourmenté, caché derrière ses micros, en train de mettre au monde son style propre ; De Ezcurra, l’air juvénile et déterminé, tellement imprégné de culture classique qu’il peut tout se permettre et s’adapter sans hésitations aux propositions des trois autres. C’est pourquoi j’ai pensé aux trois mousquetaires…



dimanche, septembre 23, 2007

dimanche 23 septembre - les quais de Bordeaux

La matinée est embrumée, mais l’on sent bien que le soleil va se lever. Nous décidons de rentrer à Pau en faisant un détour par Bordeaux. Gironde-sur-Dropt, Langon, Sauternes, Barsac, Graves, Premières Côtes de Bordeaux. Nous passons d’une rive à l’autre de la Garonne. Au fur et à mesure que nous avançons vers Bordeaux, la brume se disperse au-dessus des rangs de vignes. C’est d’une beauté sans ostentation. Tout en douceur, tout en tons pastels. Il suffit de regarder attentivement ces espaces cultivés comme par des géomètres pour comprendre qu’on est dans un pays de très haute culture, un pays ancré dans une histoire profondément humaniste. Qui aime le vin de Bordeaux ne peut être ni mauvais, ni méchant.

Nous déjeunons sur les quais, dans un restaurant du hangar 15. Qui ne connaît Bordeaux et son fleuve et sa façade dix-huitième et ses quais ou ses cours pensera que j’exagère, mais je vous le dis, c’est une des plus belles villes d’Europe. Quant à ceux qui connaissent cette ville, ils savent que je suis très en deçà de ce qu’il faudrait en dire.

Il fait beau, les gens déambulent, il y a ici un marché biologique, là un écran géant qui retransmet un match de la coupe du monde, plus loin un espace pour les rollers, plus loin encore un plan d’eau que les gens traversent à pieds nus… Des enfants innombrables dodelinent du casque assis derrière le vélo de leur père ou de leur mère. C’est la douceur de vivre. En voyage en Corse, un premier ministre vient de déclarer qu’il est à la tête d’un pays en faillite. Ce pays, c’est la France. En déambulant le long de ces quais rendus aux bordelais, Françoise et moi, perplexes, nous nous demandons si nous sommes en France…

De même que pendant la route de Pau à Gironde-sur-Dropt, de l’entrée de l’autoroute jusqu’à l’entrée de Pau, nous écoutons des morceaux de « L’hymne à l’amour », de «Lueurs bleues », de « Latakia Blend » et de « Mare Nostrum ».

En ouvrant mon courriel, je découvre un message plein de sympathie de Patrick E. J’ai plaisir à lui parler en priorité de notre week-end, comme j’ai plaisir à essayer ici d’en rendre compte et comme j’aurai plaisir à mettre en forme nos photo-traces de ces moments heureux.

samedi 22 septembre - gironde sur dropt

En cette fin d’après-midi de ce samedi 22 septembre, à 18 heures et quelques minutes, nous assistons à la projection d’un film, « Adiu Nadau, une histoire d’accordéon », dédié à Noël Bordessoulles. Nous sommes à la médiathèque de Gironde-sur-Dropt, à cent-soixante-dix kilomètres de Pau. Noël Bordessoulles a quatre-vingt-quinze ans. Il a toujours joué de l’accordéon à l’oreille, depuis sa douzième année. Faites le compte… Après la projection du film, un apéritif est prévu avec des vins de viticulteurs voisins. Il faut dire que l’on est tout près de Sauternes et de Barsac. On est en pays de Graves. C’est tout dire. Mais avant cet apéritif, Patrick Lavaud, réalisateur du film et responsable des « Nuits atypiques », invite Noël Bordessoulles à nous jouer quelques extraits de rondeaux, polkas, mazurkas, scottishes et autres congos, qui ont fait danser un nombre incalculable de mariages. Mais, à peine a-t-il donné quelques uns de ces extraits, accompagné par Patrick Lavaud, qu’un surprise surgit sous la forme de quatre accordéonistes : René Lacaille, Jean-Luc Amestoy, Michel Macias et Philippe de Ezcurra. Tous les six s’en donnent alors à cœur joie et, je l’espère, quelques photographies montreront la douceur infinie de tendresse des regards croisés. Un moment d’intense émotion, d’autant plus que la retenue est de mise. Il n’y a rien à dire. Juste à jouer.

Petite explication. Les quatre accordéonistes en question sont présents à Gironde-sur-Dropt pour donner un concert gratuit à la salle des fêtes du village, à 21 heures. Mais pourquoi ? Simplement parce qu’ils ont tous les quatre été publiés par « Daqui », le label des « Nuits atypiques », et que dans le cadre des « Nuits d’Aquitaine », opération d’actions décentralisées issues des « Nuits atypiques », un concert a été monté pour les réunir physiquement en un même lieu. C’est ainsi que sur la même scène, de 21 heures à minuit passé, nous avons eu la chance extrême d’écouter Lacaille, qui a des attaches à la Réunion et en Lot-et-Garonne, Amestoy, le toulousain avec son Accordiola à touches piano, Macias de Belin-Beliet, village de la Haute-Lande girondine et de Ezcurra, le professeur du conservatoire de Bayonne, avec son accordéon de concert, « Asturias » d’Albeniz et une pièce d’Alexander Cholminov.

Ils se connaissent peu. Ils ont eu peu de temps pour répéter ensemble. De l’aveu même d’Amestoy et Macias, leur répertoire est léger… mais de tout cela sortira finalement une soirée magique. Dans un premier temps, le dispositif est le suivant : Lacaille en solo, puis en duo avec Macias ; Macias en solo, puis en duo avec Amestoy ; Amestoy en solo puis en duo avec de Ezcurra ; de Ezcurra en solo. Pause. Deuxième temps : les quatre ensemble (futur quartet ?) jouent successivement les thèmes proposés par chacun d’entre eux. De Ezcurra par exemple propose un thème de son pays basque, repris par Macias, par Lacaille, puis par Amestoy. Et ainsi de suite… Chacun a son style et l’affirme avec force et virtuosité : le moelleux introverti d’Amestoy, des nuages, de merveilleux nuages ; l’exotisme coloré de Lacaille, une sorte de forêt tropicale ; les stridences de Macias ; la classe et l’inventivité de De Ezcurra. Et puis, sans transition brutale, ils enchainent plusieurs morceaux, dont « Indifférence » ou « Esperanza » de Marc Perrone. Certains continuent à écouter ; d’autres commencent à danser.

Aucun de ces quatre artistes n’a cherché à briller pour lui-même. Chacun a donné sa contribution avec une générosité sans calcul. Le concert, l’ai-je dit, était gratuit. Au jour d’aujourd’hui, est croyable ? Est-ce seulement pensable ? En tout cas, nous étions, eux et nous, spectateurs, tous profondément heureux.

Pour finir je voudrais ajouter que l’accueil fut des plus chaleureux : qu’il s’agisse du maire nous permettant d’assister à la répétition et nous guidant de la salle des fêtes à la médiathèque, de la responsable de la médiathèque, compétente, enthousiaste et adorable ou d’autres personnes que nous n’avons su identifier. Un moment esthétique rare, mais aussi un moment où l’on se sent bien, dans un monde à l’abri des rapports marchands…

Françoise et moi, nous avons fait quelques photos de ce concert. Dès que possible, je trie et je mets en forme ces traces, ces aide-mémoire…

vendredi, septembre 21, 2007

vendredi 21 septembre - mare nostrum

Il y a des jours, comme ça, bénis des dieux. Non pas les dieux du stade, mais les dieux de l’accordéon.

Ce matin, un peu avant onze heures, Régine P. nous téléphone pour nous prévenir qu’elle a déposé derrière le portail, à notre intention, une poche de girolles. Ce matin en effet, alors qu’elle promenait son chien avant de partir au travail, son attention avait été attirée par une file de voitures arrêtées en bordure d’un petit bois. La chasse aux champignons avait commencé. En quelques minutes, sa cueillette était si abondante qu’elle ne savait où mettre les girolles qu’elle avait ramassées. De toute façon, son devoir l’appelait ; il était temps d’aller travailler. C’est ainsi que nous avons découvert derrière le portail de quoi faire un plat de girolles pour le déjeuner.

Mais ce n’est pas tout. Peu après onze heures, le responsable de l’espace culturel de l’hypermarché « Leclerc » me téléphone pour me prévenir que le disque « Mare Nostrum », que j’avais commandé il y a plusieurs semaines et que je n’espérais plus, vient d’arriver. Pas une minute à perdre : je me précipite pour aller retirer « mon » disque pendant que Françoise cuisine les girolles.

Résultat : un déjeuner délicieux sur la terrasse avant, à l’ombre du prunier, toutes fenêtres de la maison ouvertes, avec l’accompagnement de « Mare Nostrum ».

- « Mare Nostrum », Paolo Fresu, trompette et flugelhorn, Richard Galliano, accordéon et bandonéon, Jan Lundgren, piano. 2007 ACT Music.

Je sais bien qu’il ne faut pas galvauder les adjectifs d’admiration, mais c’est un disque magnifique. Le déjeuner se passe dans un silence quasi-total. On a l’impression que rien ne doit venir troubler l’équilibre du trio. Nous n’en sommes qu’au moment de la découverte, mais d’ores et déjà nous sommes bien d’accord qu’on a affaire à un jazz d’une pureté extraordinaire, avec une version de « Chat Pître » où les trois musiciens font preuve d’une complicité qui nous laisse sans voix. Décidément, je considère chaque jour davantage que « Chat Pître » est une composition majeure.

Evidemment, « Mare Nostrum » va tourner en boucle, même si nous avons le désir d’écouter « L’hymne à l’amour », « Lueurs bleues » et « Latakia Blend »… Trop c’est trop, mais comment s’en plaindre ?

Avant de mettre un point final au blog de ce jour, je n’oublie pas que j’ai eu connaissance de « Mare Nostrum » par un courriel de Patrick E., pour qui j’ai une pensée pleine de gratitude. Par ailleurs, j’ai noté deux sites sur lesquels il est possible d’entendre des extraits de trente secondes des quinze morceaux de « Mare Nostrum » :

http://www.davidknopfler.de/Diskographie.76.0.html?&record=16435&artist=8532&cHash=e1667669f7

http://download.mtv3.fi/Album.aspx?id=2BDCBC8A-B0DF-4021-8FC2-D38B584E398A

Vraiment, une journée bénie des dieux de l’accordéon.

jeudi, septembre 20, 2007

jeudi 20 septembre - immersion
















Depuis hier soir, nous en sommes à la phase de découverte et d'immersion. Nous passons ainsi de Goyone / Galliano à Mirabassi / Biondini et de ceux-ci à Galliano / Burton, et ainsi de suite dans l'ordre et dans le désordre. Quelques morceaux d'un disque, quelques morceaux d'un autre. Nous sommes submergés d'impressions et c'est infiniment agréable.
Goyone , "Lueurs bleues", nous apparait très complexe quant à la composition ; "Latakia Blend" éclabousse de sa lumière méditerranéenne, avec la présence du tuba de Michel Godard, énorme et plein de finesse. Et puis, il y a "L'hymne à l'amour", étrange. Une musique de clair - obscur. Une musique nocturne : Bach, Piazzolla, Bill Evans, etc... Comme une tapisserie dont on ne découvre les motifs que petit à petit et à condition de leur donner une attention extrême.
Quand je pense que "L'hymne à l'amour" a été enregistré fin août 2006 à New-York et "Luz Negra" à la mi-septembre de la même année, au Brésil, ça me laisse perplexe quant à l'étendue et à la variété du talent de Richard Galliano...





mercredi, septembre 19, 2007

mercredi 19 septembre

11 heures. Bref coup de téléphone à la boutique « Harmonia Mundi » de Tarbes. Bruno G., le responsable, sait pourquoi je l’appelle. « L’hymne à l’amour » lui a été livré ce matin.
Déjeuner rapide. En route pour Tarbes. « L’hymne à l’amour » nous attend. Françoise et Bruno écoutent en avant-première quelques morceaux d’un coffret pour commémorer les cinquante ans d'« Harmonia Mundi », qui doit sortir le 25 octobre. Pour ma part, je parcours quelques rangées. Un peu au hasard. Pour voir. C’est ainsi que je rencontre un disque de Daniel Goyone, « Lueurs bleues ». « Label bleu ». Puis un disque de Gabriele Mirabassi avec Luciano Biondini à l’accordéon, « Latakia Blend ». En revanche, Bruno ne trouve pas trace sur son catalogue d’un disque que je cherche, « Mare Nostrum » : Galliano, Fresu et Lundgren. Patrick E. m’avait donné l’adresse de l’éditeur allemand, ACT, mais je n’arrive pas à l’obtenir par quelque distributeur que ce soit. Bruno m’apprend que c’est « Harmonia Mundi » qui en est l’importateur.

En arrivant à la maison, je lui envoie un courriel avec le site et la référence du disque :

http://www.actmusic.com:80/
« Mare Nostrum », ACT 9466-2

Diverses occupations nous empêchent d’écouter comme nous l’aurions souhaité les morceaux des trois disques que nous avons rapportés de Tarbes. Mais ce n’est que partie remise. Dès demain, priorité à l’écoute de ces trois disques… en attendant d’aller écouter Galliano et Burton, en direct live, le 26 octobre, au « Parvis », à Tarbes.

- « L’hymne à l’amour », Richard Galliano quartet, featuring Gary Burton, 2007 CAM. [ www.CamJazz.com ]. Georges Mraz, contrebasse, Clarence Penn, batterie.
- « Lueurs bleues », Daniel Goyone, Label bleu 1993. Galliano joue sur les plages 1, 3, 4, 5, 6, 11, 12. Soit sept plages sur quatorze.
- « Latakia Blend », 2002 Enja. Mirabassi, clarinette, Biondini, accordéon, Michel Godard, tuba. [ www.enjarecords.com ]

Sur certains titres de « L’hymne à l’amour », en écoutant Richard Galliano, j’ai pensé à Art Van Damme et à Joss Baselli.

mardi, septembre 18, 2007

mardi 18 septembre - le pernod et l'accordéon

Hier après-midi, vers quatre heures, je tombe en zappant sur un film de Denys de la Patellière, « Rue des Prairies ». Gabin y joue le rôle d’un ouvrier rentré de captivité depuis peu et qui vit seul avec ses enfants, des jeunes gens, après le décès de sa femme.

La scène : Gabin, qui a découvert que sa fille était la maitresse d’un riche chef d’entreprise, qui pourrait être son père, vient enjoindre à celui-ci de ne plus la revoir. Il est introduit par un majordome. Le chef d’entreprise en question le reçoit avec toute la morgue dont il est capable. Deux exemples de son attitude. Les dialogues sont de Michel Audiard, mais je n’ai pu les retranscrire. Dommage.

- premier exemple : il s’adresse à Gabin, plus ouvrier que ça tu meurs, pour lui offrir un apéritif. « Un pernod, sans doute »… Il demande à son majordome s’il y a du pernod dans la maison… Non, bien sûr, répond le larbin complice, l’air faussement désolé.
- deuxième exemple : au moment de l’arrivée de Gabin, la chaine stéréophonique, très nouveau riche avec ses baffles gigantesques et orientables, débite des décibels au-delà de l’audible. Gabin, un peu agacé de ne pouvoir se faire entendre, demande s’il ne serait pas possible de couper ce truc… Ce truc, s’offusque le chef d’entreprise, c’est la messe en ré de Bach. Coupant le son, il ajoute, perfide, « peut-être voulez vous entendre autre chose ? », un temps de pause puis « ah ! oui, mais je n’ai pas de disques d’accordéon »…

Pernod et accordéon, même combat. Le film est de 1959. La scène se passe au milieu des années quarante. Lutte des classes dirait un marxiste. Habitus de classe aurait dit Pierre Bourdieu. Et aujourd’hui qu’en est-il ? Le mépris a pris des formes plus subtiles. Peut-être qu’aujourd’hui le chef d’entreprise se ferait une gloriole de connaître sinon d’apprécier Bach et l’accordéon, du moins un certain accordéon, mais il serait toujours incapable de concevoir qu’un ouvrier puisse apprécier Bach. Quant à reconnaître à l’accordéon, outre son existence comme phénomène sociologique, une véritable qualité esthétique, j’en doute…

dimanche, septembre 16, 2007

lundi 17 septembre - lumière noire

Françoise a noté sur le site officiel de Richard Galliano une interview à propos de "Luz Negra", autour de la genèse et de l'enregistrement de cet album. Chemin faisant, on y apprend bien des choses intéressantes sur la conception que Richard Galliano se fait de la musique, écrite et improvisée, sur l'attitude des musiciens, sur le comportement des preneurs de son, sur l'âme et les lames de son accordéon, sur la pratique musicale comme expérience du dialogue et du partage...

http://www.richardgalliano.com/

Cette interview dure 17:32 minutes, qui passent comme un instant.

dimanche 16 septembre

En explorant YouTube, j’ai découvert, par quelques cheminements que je serais bien incapable de reconstituer a posteriori, une série de vidéos consacrées à un musicien, Tolga Salman, qui joue du bandonéon. Sur certaines, il joue seul, sur d’autres, avec un violoncelliste qui porte le même nom de famille :

http://www.youtube.com/results?search_query=tolga+salman+bandoneon&search=Search

J’ai eu plaisir à l’écouter, d’autant plus que certaines de ces vidéos renvoient vers Dino Saluzzi. Et c’est parti pour d’autres explorations…

samedi 15 septembre - libre service Chistyakov


Peu de loisir d'écouter de l'accordéon durant la journée. En soirée, j'ai envie d'écouter "quelque chose" de tonique. Petite visite au site de Feodor Chistyakov. Il propose en "libre service" six morceaux, qui sont pour moi un vrai régal. Il pousse la gentillesse jusqu'à donner en téléchargement les couvertures de ce que l'on peut considérer comme un album récapitulant les facettes de son style. Je ne compte plus les fois où j'ai mis ce disque sur mon lecteur, toujours avec le même plaisir. Un enfant de Bach et du rock.
En prime, tous les titres téléchargés apparaissent en caractères cyrilliques sur l'écran de ma biblio-discothèque. Par la même occasion, j'ai l'impression d'apprendre le russe.
Son site :

vendredi, septembre 14, 2007

vendredi 14 septembre - windows media player

Vers 10h30, je me suis plongé dans la bibliothèque "windows media player" de mon P.C. avec l'intention d'y mettre un peu d'ordre... Prétexte bien entendu pour retrouver mes morceaux favoris.
A midi et demi, petite pause pour déjeuner... Plein d'images et de sons dans la tête !

Il est 19h30. Je n'ai pas levé le nez de mon écran durant tout l'après-midi. Je me rends compte tout à coup à quel point le temps est maussade. J'étais dans mon monde d'accordéons et d'icones. C'était bien...


jeudi, septembre 13, 2007

jeudi 13 septembre - un savant désordre

Parmi les étagères où je range mes disques dans un ordre à peu près alphabétique en fonction du nom de l’accordéoniste ou du bandonéoniste, il en est une qui remplit la fonction particulière de file d’attente. J’y dépose en effet les disques que je viens d’acquérir ou que pour quelque raison variable j’ai décidé d’écouter à nouveau. Les albums s’accumulent donc pendant un certain temps, dans un certain désordre, jusqu’au moment où la pile me parait trop haute et que l’envie me prend de remettre le niveau à zéro. C’est ainsi qu’aujourd’hui j’ai décidé de mettre un peu d’ordre dans le classement de mes disques et de faire le vide dans ce casier. Mais auparavant je me donne le plaisir d’une (provisoirement) dernière écoute. Je prends donc les albums tels qu’ils se présentent, sans chercher à les regrouper suivant tel ou tel critère, et j’écoute le morceau qui pour telle ou telle raison attire mon attention. Je ne cherche pas forcément à retrouver celui que j’aurais préféré au fil des écoutes ; mon choix peut être déterminé par le titre du morceau, par sa durée, par l’une de ses caractéristiques, voire même parce que je l’ai oublié. J'aime bien ce désordre apparent. Apparent oui, car comme le disait à peu près Bergson, le désordre n'est jamais qu'un ordre dont le principe ou dont la complexité nous échappe. Qui parle de désordre en dit plus sur ses limites intellectuelles que sur l'organisation des choses. Désordre donc !

C’est ainsi qu’en cet après-midi, j’ai écouté successivement :

- « Les fous de Bassan » in « Le funambule » de Daniel Mille
- « Gankino Horo » in « Kaba Horo » de Lubo Alexandrov
- L’adagio de la “Sonate in D-Dur, Hob. XVI :33 » de Haydn par Wolfgang Dimetrik
- « L’aria » initial in « Goldbergvariationen de J.-S. Bach” par Wolfgang Dimetrik
- “Fulmine” in “Ricardo Tesi, Italie, accordéon diatonique”
- “Valse hésitation” in “Didier Laloy Invite…s”
- “The Death of Ase”, Peer Gynt suite n°1, op. 46 in “Grieg Lyrics Pieces” par Mie Miki
- “Chat Pître” in “Richard Galliano & Tangaria Quartet, live in Marciac 2006”
- “Oblivion” in “Barreto Tanguisimo”
- “Lyrisk Vals” par Frode Haltli in “Passing Images”
- “Ma référence” par Marcel Loeffler in “Hommage”.

Onze morceaux qui vont maintenant rejoindre leur place et peut-être tomber dans un certain anonymat alphabétique avant que je ne les redécouvre un prochain jour avec le plus grand plaisir. Et ainsi de suite…

mercredi, septembre 12, 2007

mercredi 12 septembre - travaux et tapas

Samedi, après avoir fait quelques travaux à la villa d'Hossegor, nous avons fermé les portes à clé. Fatale erreur qui a empêché les artisans, qui devaient intervenir aujourd'hui, d'entrer. Petit aller-retour donc Pau-Hossegor en cette journée de... printemps ou d'été indien. Nous en profitons pour déjeuner aux "Amigos", près de la place des Landais. En entrée des tapas...
... et pour continuer, moules / frites accompagnées par un rosé de Rioja. Pas de café, car nous voulons être en bonne forme pour avancer quelques travaux de peinture.

A 19 heures, nous quittons la villa, qui commence à prendre forme. Nous avons la satisfaction d'avoir rencontré l'électricien et réglé avec lui plusieurs problèmes d'installation de prises et autres convecteurs, d'avoir lasuré la terrasse et peint un mur extérieur.


En jetant un dernier regard sur la villa dans le soleil couchant, on entend une famille d'écureuils qui joue dans les branches des pins et nous trouvons l'architecture de bois, de béton et de verre assez étrange et plutôt rigolote. Je fixe notre point de vue depuis le portail sur une photographie en semi cpntrejour. D'un commun accord, nous décidons, vu l'heure, de manger à Hossegor avant de rentrer à Pau.



Le soleil se couche sur le lac. Le ciel est limpide. La lumière encore vive projette nos ombres sur le mur du restaurant. Tout le monde mange dehors. Le restaurant ? "Lamoliate"... du moins, c'est ainsi que nous continuons à l'appeler. Il a été en effet acheté par un ancien rugbyman de Dax et de Biarritz, Olivier Roumat, et peut-être que le nom a été changé. Pour nous, ça reste "Lamoliate". Il faut dire que nous avons commencé à y manger en 1963.




Six huitres du lac en entrée.





Six sardines juste à point pour continuer. En accompagnement, un rosé de Rioja. Pour finir, un café avant de reprendre la route.
Décidément, une journée sans accordéon, mais avec des bistrots. A la vérité, je ne souhaite pas que ces bistrots accueillent des accordéonistes, car je crains un peu d'imaginer quel type d'accordéon pourrait s'y jouer pour les touristes.






mardi, septembre 11, 2007

mardi 11 septembre

Bien que j’aie dû consacrer – je devrais dire consommer – beaucoup de temps pour remplir diverses obligations administratives, j’ai réussi à en préserver un peu pour écouter autant qu’il m’était possible « le funambule » de Daniel Mille. Un disque de 1999 sous label Saravah. Une certaine indolence apparente, un air de ne pas y toucher, mais déjà le style qui s’est affirmé dans « Entre chien et loup » puis dans « Après la pluie ».

Sur les quatorze titres de l’album, mon choix se porte particulièrement sur six, à savoir :

- 1. « Prélude de la suite n°1 en sol majeur pour violoncelle » de Jean Sébastien Bach, 3 :00
- 2. « Le funambule » de Daniel Mille, 7 :44
- 5. « Petite pièce à emporter » de Jean-Christophe Maillard, 3 :00
- 7. « Saravalse » de J.C. Maillard, 4 :25
- 9. « Habanera » pour un clown" de Daniel Goyone, 3 :24
- 13. « Les fous de Bassan » de Daniel Mille, arrangement J.C. Maillard, 5 :29

Une petite musique cristalline et crépusculaire…

lundi, septembre 10, 2007

lundi 10 septembre

… J’ai commencé ce matin à télécharger les morceaux proposés sur le site de Radu Zaplitnii sous le titre générique : « Radu Zaplitnii Quintet ». Je continue, comme au moment où je l’ai découvert, à apprécier cet accordéoniste et c’est un vrai plaisir de prendre le temps d’écouter chacun des morceaux avant de l’enregistrer, puis immédiatement après l’avoir enregistré. Je prends mon temps et cela s’ajoute au plaisir de l’écoute.

http://www.zaplitnii.com/info/audio/it

… Cet après-midi, nous sommes allés faire quelques courses de première utilité à l’hypermarché Leclerc et, suivant une bonne habitude, nous avons prolongé cette obligation par un détour du côté de l’espace culturel. Un disque, que nous avions commandé depuis quelques jours déjà, nous y attendait :

- « Le Funambule / Daniel Mille », 1999, Saravah, Night & Day.

J’avais découvert cet album un peu par hasard en examinant la discographie de Daniel Mille. Il avait longtemps échappé à mon attention. Nous l’avons écouté avec grand plaisir. Tout ne nous plait pas également, mais ce qui nous plait suffit largement à notre bonheur. J’ai aimé en particulier tous ces moments où Daniel Mille accompagne son accordéon de la voix. Mais je pourrais citer bien d’autres moments. L’un des textes parle d’accordéon et de bistrot.
Interviennent dans cet album, Daniel Mille, accordéon, accordina, voix et piano, Jean-Christophe Maillard, guitares, piano, voix et percussions, Minino Garay, percussions et voix, Daniel Goyone, piano, David Lynx, Pierre Barouh et Jean-Louis Trintignant, voix. Excusez du peu ! En tout cas, ce sont des complices que l’on retrouve dans plusieurs disques de daniel Mille. Continuité de l’inspiration, continuité des amitiés.

J’ai noté que Daniel Mille joue sur accordéon Cavagnolo Compact Plus, sur un Cavagnolo Vedette 10 SK prêté par Richard Galliano, sur un Pigini basse prêté par André Thépaz, sur un Royal Standard rouge prêté par Marie-Pierre Le Bail et sur un accordina André Borel. Cette liste est certes intéressante au plan informatif, mais aussi au plan symbolique. Je la lis comme le signe d’une vraie communauté rassemblée par la passion de l’accordéon.

dimanche, septembre 09, 2007

dimanche 9 septembre

J’ai continué ce matin à explorer le site de Radu Zaplitnii, que je trouve remarquable et par la qualité musicale des morceaux que l’on peut y entendre in extenso et par ses qualités graphique et ergonomique intrinsèques. Les pages « audio » et « vidéo » valent vraiment la peine d’être parcourues. Je n’ai trouvé aucun disque de cet artiste distribué par les distributeurs sur internet, mais je ne renonce pas à essayer d’en savoir plus tant il m’a enthousiasmé.
Sur la page ci-dessous, j’ai eu grand plaisir en particulier à écouter les morceaux du « Radu Zaplitnii Quintet »… Et ce n’est pas tout !

http://www.zaplitnii.com/info/audio/it

- Petit commentaire spécialement destiné à Caroline : sauf erreur, cet accordéoniste ne figure pas dans ta bible, sinon allusivement à propos de Fabio Rossato. Il me semble qu’il y a sa place. Qu’en penses-tu ?
- Autre commentaire destiné à Sylvie : si tu as quelques minutes pour me répondre, j’aimerais savoir ce que toi aussi tu penses de cet artiste et de son site.

vendredi, septembre 07, 2007

samedi 8 septembre

Au point de départ, une recherche sur YouTube à partir de la demande : « Accordion Congo», qui me donne le document suivant, quasi ethnologique et un peu néo-colonialiste :

Bolia We Ndenge
http://www.youtube.com/watch?v=kw77mj7dZTo

A partir de là, je suis intrigué par une autre video : Victor Prieto Trio (accordion, contrebasse, batterie) en concert à New York (Williamsburg Jazz Festival 2004), 10:20. Quelque chose comme du free jazz. Un peu prise de tête !
http://www.youtube.com/watch?v=CHExu4yC15I&mode=related&search=http://www.youtube.com/watch?v=CHExu4yC15I&mode=related&search=

Puis, par le plus grand des hasards, même s’il est un peu dirigé, trois vidéos d’un duo d’accordéonistes : Radu Zaplitnii et Fabio Rossato. C’est une vraie découverte et une vraie révélation !

R. Zaplitnii and F. Rossato Accordion : Spleen (Galliano), 6:39. Etrange et plein d'humour british, type non-sense !
http://www.youtube.com/watch?v=Ye0fREIahlE

Zaplitnii and F. Rossato Accordion Duo : El Choclo, 3:06
http://www.youtube.com/watch?v=6xyvQ1GBkoc&mode=related&search=

Zaplitnii and F. Rossato Accordion Duo : Oblivion, 4:00
http://www.youtube.com/watch?v=nxK1q-yseP0&mode=related&search=

J’ai tant de plaisir à découvrir ces deux accordéonistes, dont le style s’impose avec évidence, que je décide d’explorer leurs sites, et je ne le regrette pas !

- Le site personnel de Zaplitnii :
http://www.zaplitnii.com/home.php

- Le site de Fabio Rossato, qui conduit au site du Cluster Trio (accordéon, violon, piano)
http://www.clustertrio.com/en/33160.html

Vraiment, je ne regrette pas mes tâtonnements… et je n'ai pas fini de m'intéresser à ces deux artistes, dont j'ignorais l'existence il y a quelques minutes.

jeudi, septembre 06, 2007

vendredi 7 septembre - couscous

Sur le coup de midi, nous nous rendons compte que nous avons laissé trainer la matinée en longueur et que nous avons comme une petite faim. Il y a, à quelques centaines de mètres de la maison, au beau milieu d’une zone industrielle – petites entreprises, services administratifs, funérarium, services municipaux – un restaurant qui s’est installé l’an dernier. Son nom ? « L’Ombrière », plat du jour à 8,50 euros. Des employés et des ouvriers y viennent nombreux. Le restaurant a pris la place d’un atelier de mécanique de précision et en effet on peut dire que le site est nickel. Le premier jeudi du mois, le chef propose un couscous maison qui commence à attirer du monde. Bientôt, il faudra retenir sa place pour être assuré de pouvoir goûter cette spécialité. Les clients ont manifestement plaisir à se retrouver et à se saluer. L’ambiance est calme et conviviale.
Sur le coup de deux heures après-midi, en ouvrant mon courrier, je découvre un courriel de Magali I. Message à la fois personnel et professionnel qui me fait plaisir. Plutôt que de répondre à son message par le même canal, je lui téléphone pour lui proposer de la rencontrer. On ira plus vite pour examiner les problèmes qu’elle se pose en les traitant de vive voix. On parle aussi de choses et d’autres, de son petit qui découvre l’école et qui a du mal à s’y faire. Je la sens inquiète et pour essayer de la rassurer je lui parle des comportements de Charlotte et de Camille… Au détour d’un échange, je lui raconte mon goût pour l’accordéon et elle m’apprend qu’elle aussi apprécie cet instrument. Mais le temps nous manque – problèmes professionnels obligent !- pour en discuter plus avant. Quand nous nous quittons, je lui promets de lui faire des suggestions d’écoute.
A la réflexion et après en avoir parlé avec Françoise, je pense suggérer à Magali l’écoute de Galliano et, s’il faut choisir, de préférence « Luz Negra », du groupe Soledad, « Del Diablo », et enfin de Daniel Mille, « Après la pluie » ou de Toucas, « Accordion Project ». Peut-être que je commencerai par lui indiquer les sites internet correspondants. Ce serait une assez bonne introduction.
En tout cas, les échanges que nous avons eus, comme si nous nous étions rencontrés hier et non il y a plusieurs mois, m’ont fait grand plaisir.

En soirée, je vois sur le site de "Daqui" et des "Nuits atypiques de Langon" qu'une rencontre est programmée à 21 heures, le 22 septembre, à Gironde-sur-Dropt, entre quatre accordéonistes du label "Daqui" : Macias, Amestoy, De Ezcurra et Lacaille. Quelques minutes plus tard, nous retenons une chambre à l'hôtel du village, "L'hôtel des trois cèdres". Deux étoiles. Deux personnes, grand lit, douche : 60 euros. J'ai oublié de demander le prix des petits déjs...

mercredi, septembre 05, 2007

jeudi 6 septembre - l'accordéoniste et la pizza

Suivant une méthode, si j’ose dire, que j’affectionne, j’ai exploré YouTube en me laissant guider par le hasard des rencontres et de l’intuition. Beaucoup de déchets certes, mais aussi des trouvailles inattendues et pleines de surprises. Au départ, j’ai demandé : « accordion flamenco». La réponse, ci-dessous…

Johnny Lee-Leslie plays Gershwin Flamenco Summertime
http://www.youtube.com/watch?v=eMWp0rDczbI

Sur la même page, une vidéo d’Art Van Damme, récente mais de très mauvaise qualité, et celle-ci, ancienne mais significative du style de cet accordéoniste :

Art Van Damme show in Chicago 1951
http://www.youtube.com/watch?v=kEeGgcSuhFE&mode=related&search=

Sur cette même page, plusieurs videos d’un accordéoniste classique dont j’ignorais le nom, M. Burlakov, et dont je retiens une interprétation de Méditation 7 de Messiaen :
http://www.youtube.com/watch?v=8mpqxUyYYFE&mode=related&search=

Au passage, un morceau d’accordéon des Balkans, parmi plusieurs autres morceaux caractéristiques :
Kitchica oro accordion Bulgarian / macedonian
http://www.youtube.com/watch?v=cncCofRJvts

… et un autre morceau de la même veine : Serbian kolo accordion
http://www.youtube.com/watch?v=nkXI5LvluD0&mode=related&search=

Enfin, pour terminer cette déambulation au gré des humeurs de l’instant, un document dont la qualité artistique n’est pas la caractéristique principale, mais que j’ai trouvé émouvant. Intéressant au plan documentaire et, je le répète, émouvant. Cette vidéo de 7 :55 vaut la peine d’être regardée in extenso. Solitude de l’accordéoniste, qu’il faut cependant imaginer heureux.

Pizza Serenade
http://www.youtube.com/watch?v=SkS1y2mm9xk

mercredi 5 septembre

- « Lubo Alexandrov / Kaba Horo »,2006 Enja Records, ENJ 9490 2.

Lubo Alexandrov présente cet album, qui est son premier, comme une combinaison de la fougue et de la passion de la musique gitane des balkans, de l’énergie des danses bulgares avec la rythmique du jazz urbain. Il rattache son inspiration aux souvenirs que lui ont laissés son grand-père, joueur de kaval (flûte bulgare en bois) et sa grand-mère, qui chantait dans les noces de village. Ce disque est donc, si je comprends bien, une sorte de relecture des musiques traditionnelles entendues durant son enfance à la lumière de ses expériences actuelles.
Chacune des huit pièces de ce disque, mixte de morceaux traditionnels et de compositions originales, est présentée de manière succincte et intéressante. Par exemple :

- « A.J. Composition originale inspirée du style gitan 9/8 : 2+2+3+2. J’ai composé cette pièce à mon arrivée au Canada il y a quinze ans. Elle combine des éléments de la musique gitane turque et bulgare sur rythme de groove and bass. Le makan (tonalité) est G avec modulation en A hijaz à la fin ».
- « Kara Deniz. Composition originale inspirée de la musique turque. Elle est en 15/4 et les solos en 4/4. La tonalité est le E hijaz ».

Il s’agit d’une formation de six musiciens, auxquels se joignent deux invités : Lubo Alexandrov, guitares, Emil Iliev, accordéon, Pascal Boudreault, saxophone ténor, Chet Doxas, clarinette, Georgi Stankov, contrebasse, Martin Auguste, batterie. Les deux invités : Vassil Markov, kaval, Ziya Tabassian, darbuka, bendir, daf.

Plusieurs morceaux m’ont fait penser à deux disques de Martin Lubenov, que j’apprécie beaucoup et que je vais écouter pour vérifier mon impression :
- « Martin Lubenov Orkestar, Dui Droma, Roma Gipsy »
- « Martin Lubenov & Jazzta Prasta Band »

Dans les deux cas, Lubenov et Alexandrov, je trouve le croisement entre les rythmes traditionnels bulgares ou turcs et un certain jazz tout à fait réussi. Parfois, on pense à Krakauer, version intimiste. Quelque chose comme la rencontre de rythmes lumineux venus de l’est de la méditerranée avec des rythmes nocturnes venus de clubs de jazz new-yorkais.

Ajoutons à cela la présence d'Emil Iliev à l'accordéon, ça fait un disque très plaisant.

On peut trouver des informations intéressantes (par exemple sur la signification des mots du titre, "kaba" et "horo") sur le site suivant :

http://www.luboalexandrov.com/

Petit Alexandrov deviendra grand !

mardi, septembre 04, 2007

mardi 4 septembre

Ce mardi, jour de rentrée des classes, nous sommes revenus à Pau au milieu de l’après-midi. Après avoir relevé le courrier, ouvert l’eau et les volets, l’envie nous prend d’aller faire un tour au « Parvis », l’espace culturel de l’hypermarché Leclerc. Il faut dire que nous avions fait un détour par Tarbes, par la boutique "Harmonia Mundi", sur le chemin du retour, mais que nous n’y avions trouvé aucune nouveauté ni en accordéon, ni en bandonéon.
Décidément, l’accordéon ne fleurit guère sur les rayons… Je me demande si je ne vais pas rentrer bredouille. Fort heureusement, alors que je suis prêt à renoncer, je retrouve, déplacé parmi des disques de musique arabe, un disque assez improbable, que j’avais repéré il y a plusieurs semaines puis perdu de vue :

- « Lubo Alexandrov, Kaba Horo », 2006 Enja Records

La couverture montre deux enfants juchés sur la carcasse d’une voiture qui fut jaune, mais qui aujourd’hui tombe en poussière de rouille. Le lieu est lui-même improbable : terrain vague, limite d’une décharge publique… Peu importe. La situation a quelque chose de surréaliste et cela suffit. Au dos du disque, je remarque pour la première fois le label, Enja, et cela m’incite à prendre le risque de l’acheter sans avoir pu vraiment l’écouter, d’une part parce que le lecteur fonctionne mal, d’autre part parce que les morceaux sont assez longs et que les trente secondes d’extraits ne permettent pas de se faire une idée des différents morceaux.
Je ne sais trop quoi attendre. Un disque de plus de musique roumaine ou des Balkans ? En fait, c’est une heureuse surprise.
J’y reviens plus en détail demain… le temps de plusieurs écoutes et de prendre connaissance de la présentation.

lundi 3 septembre - le clown du Capitole

En ce lundi de pré-rentrée, on pourrait dire que nous sommes venus à Toulouse pour garder Charlotte et Camille. Je préfère dire que nous sommes venus passer avec elles ce dernier jour de vacances. A midi, nous décidons d’aller manger au restaurant. Le restaurant du quartier, « L’Arlequin », qu’elles aiment bien et où elles ont leur menu de prédilection : steack haché, frites, salade, coca-cola, glace trois boules, le restaurant donc est fermé… comme tous les lundis, mais nous ignorions ce détail. On décide de leur faire découvrir les restaurants du marché Victor Hugo, mais, je passe sur les détails, il n’y a pas de marché le lundi et donc pas de restaurant. Pas question de se laisser décourager : direction place du Capitole… parking au quatrième sous-sol, juste ce qu’il faut pour avoir un peu peur : l’ascenseur n’est guère rassurant. Fort heureusement, on débouche directement place du Capitole, sous les arcades, au milieu des tables des restaurants et des brasseries. Déjeuner sous les parasols et, bien entendu, suivant un rituel bien établi, visite des toilettes au milieu du repas, entre le plat et le dessert. Les « filles » se tiennent comme des grandes… Au moment de repartir, un son étrange nous surprend. Sa source est difficile à localiser. En fait, il s’agit d’un vieux clown sur un vélo plus qu’antique, qui fait des ronds au milieu de la circulation en diffusant des airs d’accordéon. Derrière sa drôle de machine, une caisse d’où provient une musique qui s’en va et puis revient au gré des fantaisies cyclistes du bonhomme. Collée sur la caisse, une photographie d’un accordéoniste : est-ce une publicité pour un accordéoniste actuel ou une image du clown actuel, vieille de vingt ans ? Peu importe, la situation est suffisamment surréaliste pour qu’on lui laisse son mystère.

samedi, septembre 01, 2007

dimanche 2 septembre - au fil de l'eau

… écouté à trois reprises le disque des pièces lyriques de Grieg interprétées par Mie Miki : hier soir, tard, après avoir erré de chaines en chaines de télévision, sans arriver à fixer mon attention, puis ce matin au cours du petit déjeuner et enfin autour de midi, au moment du déjeuner. D’écoute en écoute, une évidence s’impose à moi : j’associe cet accordéon à l’élément « eau ». On est loin de la terre ou du feu de Pohjonen, par exemple ; on a affaire à quelque chose qui fait partie de la même famille que les compositions de Matinier. Je pense ici à « Confluences ».

Bien plus, une expression tourne dans ma tête : «Au fil de l’eau ». C’est bien cela, c’est une musique qui se déroule et se déploie comme le rythme d’une eau qui n’est ni dormante, ni sauvage. Les mouvements et les ondulations s’enchainent sans ruptures ni structures trop marquées. On est dans le monde de la rêverie où les pensées découlent les unes des autres sans être liées par des relations logiques, mais non plus sans incohérences. Il s’agit plutôt de glissements, de passages insensibles. Et, curieusement, pour traduire ce monde des sentiments flous, fluctuants, sinueux, ondoyants et flexueux, un accordéon transparent, précis, clair. J’oserais dire cartésien tant il est analytique. Classicisme et rigueur technique au service d'une inspiration romantique. Le cristal et la fumée ; l'analyse et l'intuition ; le distinct et le flou...

J’ai vraiment envie d’explorer la discographie de Mie Miki…